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William Saroyan, Papa, tu es fou
William Saroyan, Papa, tu es fou

Merci à Babelio et aux éditions Zulma, une très belle collection d’ouvrages d’ailleurs, avec de très jolies couvertures que j’apprécie, de m’avoir permis de lire cet excellent roman. D’une belle et grande sobriété, écrit à la fin des années 50 par un arméno–américain, comme une madeleine de Proust m'a fait penser également à un roman de Delerme, à une époque où on écoutait de la musique sur un phonogramme et où on l’usage d’une machine à écrire était le quotidien des écrivains.
Des moments simples partagés entre un père et son fils de dix ans, à Malibu, qui se racontent des histoires, mais également qui vivent des histoires. Échanges, pensées, rencontres. L’histoire d’une transmission racontant des scènes du quotidien. Un style léger, simple et agréable. Le genre de lecture qu’un père pourrait très bien partager à son fils de dix ans le soir au coucher. Ayant moi-même un fils qui va bientôt avoir le même âge cette lecture m'a profondément touché. Un auteur donc à (re)découvrir urgemment.

CITATIONS :

"Mon père sait quelquefois qu'il m'énerve terriblement., et même que je le déteste quelquefois : oui, il m'a lui-même dit : "C'est comme ça", à moi qui croyais que c'était un secret. Il en a parlé comme si ce n'était pas à nous que ça arrivait, toute cette histoire. Il a dit que c'était naturel pour un fils de détester de temps en temps son père, et aussi sa mère, et quelquefois le monde entier.
"Si tu peux aimer aussi, a-t-il dit, tu peux haïr aussi. Presque toujours tu aimes, bien sûr, mais c'est impossible de ne pas détester aussi. La haine est un sentiment très utile, si seulement on la comprend."

"Il a expliqué que tous les hommes du monde vivent tous les jours une histoire. C'est une espèce de lettre à Dieu. Ils l'écrivent tous les jours, mais sans la mettre en mots. Les écrivains la mettent en mots pour ces autres hommes, mais ça ne veut pas dire que ces gens ne sont pas les vrais auteurs de leur histoire."

http://www.zulma.fr/livre-poche-papa-tu-es-fou-572115.html

Résumé éditeur :

« Je me suis levé de table et je me suis mis à danser la gigue : Papa a éclaté de rire, et j’aime l’entendre rire comme ça – comme un type qui écrit, qui a faim et qui est complètement fou. » Voici l’histoire d’un enfant de dix ans et de son père dans les années cinquante à Malibu – deux écrivains, l’un en herbe, l’autre qui, pour faire bouillir la marmite, hésite entre écrire un livre de recettes et une pièce de théâtre. Là, le père et le fils font la cuisine avec trois fois rien – l’inénarrable Riz de l’Écrivain –, la course sur la plage, se racontent des histoires et rêvent au son du phono, l’un d’être le premier à marcher sur la Lune, l’autre de ne vivre que pour écrire. L’air de rien, leur histoire pleine d’histoires est d’abord celle d’une transmission, où un père, le fameux Papa, trouve toujours la plus belle réponse à tout et l’offre à son fils, sur le sens de la vie, la joie d’être au monde et, plus que tout, la passion de l’écriture.

Tag(s) : #critique, #littérature
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